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Zitatensammlung
Teil 2
Zitat von Antoine de SAINT-EXUPÉRY zum
ZÄHMEN des FUCHSES
C'est alors qu'apparut le renard : Worauf der Fuchs erschien:
- Bonjour, dit le renard. - Guten Tag, sagte der Fuchs.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien. - Guten Tag, erwiderte höflich der kleine Prinz, der sich umdrehte, aber nichts sah.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier... - Ich bin da, sagte die Stimme, unter dem Apfelbaum ...
- Qui est-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli ... - Wer bist du? sagte der kleine Prinz. Du bist recht hübsch ...
- Je suis un renard, dit le renard. - Ich bin ein Fuchs, sagte der Fuchs.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste... - Komm mit mir spielen, schlug ihm der kleine Prinz vor. Ich bin so traurig ...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé. - Ich kann nicht mit dir spielen, sagte der Fuchs. Ich bin nicht gezähmt.
- Ah! pardon, fit le petit prince. - Ach, Entschuldigung, machte der kleine Prinz.
Mais, après réflexion, il ajouta : Aber, nach Überlegen, fügte er an:
- Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »? - Was bedeutet „zähmen”?
- Tu n'est pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu? - Du bist nicht von hier, sagte der Fuchs, was suchst du?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »? - Ich suche die Menschen, sagte der kleine Prinz. Was bedeutet „zähmen”?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?
- Die Menschen, sagte der Fuchs, sie haben Gewehre und sie jagen. Das stört ziemlich! Sie halten auch Hühner. Das ist das einzig Interessante an ihnen. Suchst du Hühner?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »? - Nein, sagte der kleine Prinz. Ich suche Freunde. Was bedeutet „zähmen”?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... » - Das ist eine zu sehr vergessene Sache, sagte der Fuchs. Das bedeutet „Bindungen schaffen ...”
- Créer des liens? - Bindungen schaffen?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous auront besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... - Freilich, sagte der Fuchs. Du bist für mich noch ein kleiner Bub ganz ähnlich hunderttausenden kleinen Buben. Und ich brauche dich nicht. Und du brauchst mich auch nicht. Ich bin für dich nur ein Fuchs ähnlich hunderttausenden Füchsen. Doch wenn du mich zähmst, werden wir einander brauchen. Du wirst für mich einzigartig sein auf der Welt. Ich werde für dich einzigartig sein auf der Welt ...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé... - Ich fange an zu verstehen, sagte der kleine Prinz. Es gibt eine Blume ... ich glaube, dass sie mich gezähmt hat ...
[...] [...]
Mais le renard revint à son idée : Aber der Fuchs kam auf seinen Gedanken zurück:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... - Mein Leben ist eintönig. Ich jage die Hühner, die Menschen jagen mich. Alle Hühner ähneln sich, und alle Menschen ähneln sich. Ich langweile mich also ein wenig. Doch wenn du mich zähmst, wird mein Leben wie durchsonnt sein. Ich werde ein Schrittgeräusch kennen, das sich von allen anderen Schrittgeräuschen unterscheidet. Die andren lassen mich unter die Erde kehren. Deines wird mich aus dem Loch heraus rufen, wie eine Musik. Und schau! Siehst du dort drüben die Weizenfelder? Ich esse kein Brot. Der Weizen ist für mich nutzlos. Die Weizenfelder erinnern mich an nichts. Und das ist traurig! Aber du hast Haare von goldener Farbe. Also wird das wunderbar sein, wenn du mich gezähmt haben wirst! Der Weizen, der golden ist, wird mich an dich erinnern. Und ich werde das Geräusch des Windes im Weizen lieben ...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : Der Fuchs schwieg und sah den kleinen Prinzen lange an:
- S'il te plaît... apprivoise-moi, dit il! - Bitte ... zähme mich, sagte er!
de «Le petit prince»; p.66ff